Suisse: le ministère de la justice s’intéresse à la FSSPX

Notre site a reçu plusieurs visites de l’Office fédéral suisse de la justice, une des sections du Département fédéral [= ministère] de justice et police. Ces visites interviennent au lendemain d’une initiative du Conseil fédéral visant à mettre en oeuvre le principe « Que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants », adopté par la votation populaire du 18 mai 2014 (voir notre article http://www.stop-pedos-trad.is/wp/index.php/2016/06/06/suisse-renforcement-des-mesures-anti-pedophiles/). C’est ce qui s’appelle avoir de la Suisse dans les idées!

Ces visites prolongées se sont concentrées principalement sur les articles touchant des cas d’abus sexuels dans la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Elles sont opportunes, au moment où nous apprenons que l’abbé A.* pourrait bien être prochainement poursuivi en Valais pour l’agression sexuelle sur mineur dont il a été accusé en juillet 2005 au camp d’Arolla (Évolène, Valais):

Par ailleurs, il est évident que, à l’occasion de ces probables poursuites judiciaires, d’autres citoyens suisses pourraient être mis en difficulté par la justice de leur pays. Parmi le « club valaisan » de la FSSPX qui protège l’abbé A.*, mentionons, à titre non exhaustif: l’abbé Raphaël Granges, secrétaire particulier de Mgr Bernard Fellay; Mgr Fellay lui-même; l’abbé Henry Wuilloud, supérieur du dictrict de Suisse FSSPX; l’abbé Philippe Lovey, oncle de l’abbé A.* Nous est avis que l’Office fédéral de la justice n’est pas encore au bout de ses découvertes.

L’enquête pourrait même remonter jusqu’à l’agression pédophile dont l’abbé A.* lui-même a été victime étant enfant, de la part d’un membre de la FSSPX. Dans ce cas, ce sont l’abbé Franz Schmidberger et Mgr Bernard Fellay qui pourraient être inquiétés pour, en tant que supérieurs généraux, n’avoir quasi rien fait pour sanctionner l’abuseur du jeune A.* Eh oui, la mise des affaires gênantes dans le placard pour éviter les scandales et « préserver la réputation de la Fraternité », voilà une pratique qui a une longue tradition dans la FSSPX.


* Étant donné la censure que la FSSPX exerce sur notre hébergeur ici en Islande, nous ne publions pas ici le nom de l’abbé A. (pour le trouver, voir ici). Mais il va de soi que Mgr Fellay aura beaucoup plus de mal à impressionner l’Office fédéral de la justice à Berne. Par ailleurs, si les autorités fédérales ou cantonales nous demandaient des précisions sur cette affaire, nous les leur fournirions évidemment avec plaisir…